Les économies d’électricité en France - Dans les usages spécifiques des secteurs résidentiel et tertiaire

, par   Bernard Laponche

La consommation d’électricité en France représente environ un quart de la consommation finale d’énergie et joue un rôle important dans la transition énergétique, notamment en raison de la tendance à l’électrification croissante des usages et des contraintes qui pèsent sur le système électrique.
Une part importante (43%) en revient aux usages spécifiques de l’électricité dans les secteurs résidentiel et tertiaire, c’est-à-dire des usages non liés au chauffage ou à l’eau chaude sanitaire. Ils regroupent l’éclairage, l’électroménager, le froid, les équipements numériques, la ventilation et les consommations en veille. Dans ces secteurs, ils représentent aujourd’hui la majorité de la consommation d’électricité.
La progression des usages spécifiques s’explique par la multiplication des équipements électriques, leur fonctionnement fréquent ou continu et l’évolution des modes de vie et des organisations du travail. Ils restent toutefois moins encadrées que les usages thermiques, alors qu’ils constituent un levier important de réduction de la demande d’électricité.
Ce rapport :
• Décrit l’évolution de la consommation d’électricité en France et la place des usages spécifiques dans les secteurs résidentiel et tertiaire.
• Identifie les principaux postes de consommation liés aux usages spécifiques et leurs déterminants ;
• Analyse les leviers disponibles pour les réduire, en combinant efficacité des équipements, sobriété des usages et pilotage.
• Illustre ces mécanismes à partir de cas concrets portant sur des ménages et des collectivités.
Il montre que les usages spécifiques dans les secteurs résidentiel et tertiaire sont aujourd’hui l’un des principaux gisements d’économies d’électricité mobilisables à court et moyen terme, à condition de mettre en œuvre des actions ciblées, mesurables et durables.

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