Les savoirs scientifiques en temps de crise : un outil démocratique et émancipateur

, par   Jérôme Santolini
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Les crises du Coronavirus ont agi comme un révélateur du profond malaise qui s’est installé dans les rapports entre sciences et société mettant en scène des savoirs mal mobilisés, de violentes controverses publiques, des comités d’experts au pouvoir obscur, et une parole scientifique de moins en moins comprise et perçue davantage comme un instrument politique que comme un dispositif cherchant à éclairer le monde dans lequel nous vivons. Cette confusion généralisée a révélé une profonde rupture entre les champs scientifique et politique, une incompréhension et une défiance de plus en plus exacerbée. Pourtant, en dépit (ou à cause) de la violence des tensions et de l’urgence de la situation, cette période a donné lieu à peu de réflexions de fond sur les origines, les causes et les mécanismes qui ont conduit à cette rupture.

Depuis près de 20 ans, Sciences Citoyennes cherche à mettre en lumière les relations entre les activités scientifiques et les décisions politiques afin de « remettre les sciences en société, en démocratie » (1). La crise sanitaire, sociale et politique que nous traversons confirme le diagnostic que nous posons depuis longtemps sur l’état de nos rapports aux savoirs. Aujourd’hui le divorce entre les dimensions du savoir et du pouvoir pose un grave danger pour l’exercice de nos démocraties.

Quels rapports sciences-politique ?

Nous proposons de décrire les rapports qui ont émergé entre sciences et politique selon trois
modalités : la Science-Instrument, la Science-Privilège, la Science-Menace.

Lire l’article complet dans la revue "Silence" :

    Les Cahiers de Global Chance

    Les Mémentos de Global Chance

    Les Archives vidéos

    Un déjeuner chez Bernard